| Bienvenue dans la rubrique rythmique de Wassa Kunba...
Dans cette rubrique, vous trouverez plusieurs morceaux de percussions africaines traditionnelles qui sont ou ont été travaillés au sein de l'atelier.
Chaque morceau suit, la plupart du temps, la même structure avec :
- l'origine et l'histoire du rythme,
- l'appel,
- les différents accompagnements de djembé,
- les différents accompagnements de dundun,
- les différentes phrases solo traditionnels,
- la phrase de chauffe,
- la ou les phrases de breaks,
- la chanson traditionnelle.
Pour chaque morceau, vous pourrez télécharger :
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la partition papier, sous format pdf, de chaque rythme, que vous pourrez imprimer à votre guise,
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le fichier complet sous percussion studio, qui vous permettra d'écouter l'ensemble, ou chaque partie voire même de jouer chaque piste à votre vitesse.
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Appel de tambours à l'unisson (partie 1 et 2)
Voici la première partie de cet appel composé par la troupe des « Ballets Kotéba de Côte d'Ivoire », troupe créée et dirigée par Souleymane Koly et à laquelle ont appartenu de prestigieux batteurs. L'intérêt de cet appel réside dans le fait qu'il est joué à l'unisson par une troupe de tambours djembé et dunun. Un grand travail de « mise en place » et d'homogéneïté dans le groupe est indispensable pour sa bonne interprétation. La mémoire tient également une place importante, tout comme le chant et les différents sons.
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Moribayassa
Moribayassa est le nom d’une danse et d’un rythme très anciens qui jouent, aujourd’hui encore, un rôle exceptionnel dans la vie d’une femme. Quand une femme a un problème réellement très important, comme, par exemple, quand un membre de sa famille est malade ou qu’elle ne peut pas avoir d’enfants, elle a tout d’abord recours à toutes les possibilités que lui offre le village et va également voir le féticheur. Quand elle a épuisé toutes ces ressources, elle fait un vœu : « quand cette dure épreuve sera terminée, je danserai Moribayassa ». Des années peuvent passer avant qu’il en soit ainsi. Ce vœu revêt une telle signification qu’une femme ne peut le faire qu’une seule fois dans sa vie. Ce rythme n’est aujourd’hui encore joué que pour accompagner la danse d’allégresse d’une femme qui a surmonté une épreuve très dure. Pour cette danse, la femme se montre comme jamais elle n’oserait le faire à aucune autre occasion : elle s’habille avec de vieux vêtements déchirés, montre ses jambes nues et se comporte comme une folle, ayant le droit de briser tous les tabous. Chantant et dansant, elle fait trois ou sept fois le tour du village, accompagnée par un ou plusieurs musiciens. Les femmes du village la suivent en chantant. Ensuite la femme se change et enterre ses vêtements sous un manguier appelé à Balandugu Moribayassa.
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Kenefoli
Le rythme et la chanson sont très anciens. Cela décrit une certaine situation au cours des fêtes d’initiation, là où se déroule la circoncision. Avant la circoncision, il y a une grande fête, qui commence la veille du jour de la circoncision et qui se prolonge jusqu’au lendemain. L’après midi, les garçons sont menés à la place de la circoncision, à l’extérieur du village. Une fois la cérémonie achevée, le circonciseur et les garçons sont accueillis par les anciens du village et par leurs parents avec cette chanson. On apporte une offrande pour les garçons, afin que leur blessure ne soit pas agrandie par des esprits méchants, mais qu’au contraire elle guérisse vite. On donne au circonciseur des cadeaux symboliques comme des noix de cola, de l’argent, du riz, du manioc, du fonio ou d’autres présents. A l’origine, cette musique semble s’être également rapportée à l’excision, pratique qui subsiste aujourd’hui encore dans de nombreuses régions d’Afrique, mais qui est de plus en plus critiquée et combattue. Dans certains pays – la France, les Etats-Unis – on accorde désormais l’asile politique à des femmes ou des filles qui en sont menacées. En 1995, à Pékin, la conférence mondiale des femmes a, par la voix de la délégation africaine, condamné cette coutume dans son document final. En Afrique, on s’y oppose également de plus en plus.
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Bala kulandyan
Bala Kulandyan est un rythme très ancien de la tradition malinké. Le rythme et la chanson sont inséparablement unis. La chanson traite de la bénédiction que constitue un enfant et du fait que chaque femme souhaite en avoir. Par conséquent, cette musique joue un rôle lors de toutes les occasions reliées à l’enfance (baptême, circoncision et initiation) ou bien lorsque l’idée d’en avoir semble aller de soi (mariage).
Bala Kulandyan (Bala = mer et Kulandyan = oiseau à longues pattes) chasse les poissons dans la mer. Cet oiseau a dit aux humains : « Je vous donne le conseil suivant afin que vous meniez à bien vos vies. Je vous le dis : Les enfants sont ce qu’il y a de plus important sur Terre. Les femmes qui ne peuvent en avoir, peuvent venir solliciter mon aide. Apportez moi cent choses alors je vous aiderai ». (Ces cent choses désignent des offrandes symboliques par exemple des noix de cola, un traditionnel cadeau de bienvenue en Afrique occidentale).
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Soli lent
Soli lent accompagne les rites de l'initiation et de la circoncision et permet aux anciens de danser pendant que celui-ci est joué lentement. Autrefois, on le jouait quand les anciens du village avaient décidé que les enfants à partir de 7 ans seraient bientôt initiés.
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Lolo
Lolo raconte l’histoire de Maman Hawa qui est allée voir un diseur de bonne aventure. Celui-ci a interrogé les étoiles et a constaté qu’elle avait une bonne étoile et qu’elle vivra longtemps. Elle sera fortunée et aura beaucoup d’enfants.
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Djole
Djole est un rythme très connu qui doit sa popularité à un certain nombre de Mandenyi qui le firent connaître à Conakry. Il est maintenant joué dans toute l'afrique occidentale. C'était à l'origine une danse pour un masque représentant une femme. Le masque était porté par un homme habillé en femme. Djole était toujours une grande fête de village, à laquelle participaient plusieurs villages, pour fêter la fin du Ramadan ou des grandes récoltes, ou pour un mariage.
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Kuku
Kuku est de nos jours un rythme populaire qui est joué de plusieurs façons. Il est souvent joué le soir : des hommes et des femmes viennent voir les musiciens et leur demandent de leur jouer le Kuku pour les rendre heureux. Alors ils dansent sur cette musique, en oublient leurs soucis et rentrent à la maison le cœur léger.
A l’origine, Kuku était exécuté par les femmes au retour de la pêche. Elles dansaient Kuku avec les ustensiles de la pêche, comme les filets. A l’origine, le dundun n’intervenait pas dans ce rythme, on le jouait uniquement sur des djembés, avec un instrument accordé très bas.
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Djaa
Autrefois, ce rythme pour les jeunes filles était joué sans instruments, on tapait dans les mains et on chantait uniquement. Il est devenu depuis un rythme de séduction que l’on joue pour les fêtes des adolescents. Les adolescents forment deux demi-cercles, d’un côté les filles et de l’autre, les jeunes hommes.
Le jeune homme qui mène la danse tient une écharpe, symbole de l’amitié et de l’amour. Il saute au milieu du cercle et danse un court solo. Puis, il choisit une jeune fille et lui met l’écharpe autour du cou. Celle-ci danse alors un court solo et choisit à son tour un autre jeune homme. La danse continue ainsi pendant des heures. Cette danse est l’occasion pour les jeunes de faire connaissance entre eux, et un certain nombre de couples se sont déjà formés ainsi !
On joue également Djaa la veille d’un mariage. La future mariée invite alors une dernière fois ses amis pour cette soirée appelée Djaalaban, ce qui veut dire « la dernière danse de l’enfance ».
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Fé
Fé c’est la calebasse décorée dont les filles dansent avec. Les groupes de jeunes filles qui se réunissent pour pratiquer la danse Fé s’entraînent non seulement à rythmer les chansons, mais aussi à manipuler, lancer, faire tourner sur un doigt ces demi calebasses munies de sonnailles, tout en dansant avec un parfait ensemble. Toutes les fêtes font appel à leurs talents.
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Djansa
Djansa était à l’origine un rythme exprimant la rivalité entre les jeunes hommes. C’est aujourd’hui un rythme populaire joué dans toutes les fêtes.
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Makru
Makru est une danse et un rythme de séduction. La danse commence sur un rythme Yankadi lent : les jeunes hommes et les jeunes filles sont les uns en face des autres sur deux lignes et s’approchent les uns des autres en dansant. A un moment, un jeune homme pose une écharpe en signe d’amour sur la poitrine d’une jeune fille : c’est le signal pour entrer dans le rythme Makru, plus rapide, qui est donné par un sifflet. Les rangées se défont alors et les couples dansent chacun pour lui-même. Celui qui a le sifflet dirige la danse, dans laquelle alternent souvent rapides et lentes. Un break Makru dans une partie rapide signale la fin de la danse.
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Soli rapide
Soli accompagne les rites de l’initiation et de la circoncision. Bien qu’à l’heure actuelle la circoncision ait lieu à l’hôpital (on la pratique sur le bébé de 40 jours), ce rythme signale encore le passage à l’état adulte. Autrefois, on le jouait quand les anciens avaient décidé que les enfants (à partir de sept ans) seraient bientôt initiés. A cette époque, cette décision n’était pas prise par chaque famille, c’était le village qui décidait ensemble pour toute une tranche d’âge et qui fixait la date de l’initiation. On commençait à jouer Soli trois mois avant la circoncision, mais pas chaque jour. Par contre, on l’entendait tous les jours dans la semaine qui précédait la circoncision, et de la prière du soir à six heures du matin pendant la dernière nuit. Au retour de la circoncision, on rendait aux mères les anciens vêtements de leurs enfants. Les mères pleuraient car elles savaient que leurs enfants étaient des adultes maintenant. On tirait ensuite des salves d’honneur et on n’entendait plus Soli.
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Toro
Autrefois, ce rythme joué après la circoncision n’était pas exécuté avec le djembé, mais avec un instrument que l’on appelle le wassamba. Les enfants ont tout d’abord passé trois mois ensemble dans un camp où on leur a inculqué toutes les règles et conduites à adopter pour devenir adulte. Quelques temps après la circoncision, on allume un grand feu pour la nuit et on joue Toro.
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